Home 2021 janvier 31 Messe du 31 janvier 2021, 4ème dimanche du temps ordinaire : homélie du Père Marc Dumoulin, vicaire.

Messe du 31 janvier 2021, 4ème dimanche du temps ordinaire : homélie du Père Marc Dumoulin, vicaire.

Messe du 31 janvier 2021, 4ème dimanche du temps ordinaire : homélie du Père Marc Dumoulin, vicaire.

Chers Frères et Sœurs,


Nous voici au début de l’Evangile de Marc, au cours de ce qu’on appelle la journée inaugurale du ministère de Jésus, à Capharnaüm, un samedi, le jour du sabbat.
Aussitôt, est-il dit, Jésus se rendit à la synagogue. Aussitôt, car rien ne se passe dans la journée de Jésus, surtout le jour du sabbat, avant qu’il ait pris le temps d’entendre et de méditer la Torah et les Prophètes ; et surtout, d’entretenir dans la prière ce dialogue d’amour ininterrompu avec son Père. Comme si écouter et méditer la Parole de Dieu conditionnaient pour lui tout le reste de la journée. Ce jour-là, Jésus commentera et enseignera la Parole à Capharnaüm.
Frères et Sœurs, et nous ? A l’imitation de Jésus, prenons-nous nous aussi le
temps de commencer la journée en écoutant et en méditant la Parole du Seigneur, l’Evangile ? Espérons-nous avec ferveur que la fécondité d’un jour nouveau procédera de la grâce reçue en cette méditation ? Quels moyens nous donnons-nous d’y parvenir ? Souvenons-nous de ce que disait un évêque célèbre, devenu saint : Une demi-heure de méditation est essentielle, sauf quand on est très occupé. Alors, une heure est nécessaire.
L’Evangile le souligne : Jésus enseigne avec autorité. Qu’est-ce à dire ? Deux
choses : Jésus ne tire pas son enseignement de quelqu’un d’autre ni d’une tradition livresque, car ce qu’il enseigne prend sa source au plus intime de son être, de ce cœur où coule la source divine, cœur d’homme venant de Dieu, Saint de Dieu, Fils de Dieu, Dieu lui-même. Et l’autorité de cet enseignement se révèle aussi par sa puissance : ce que dit Jésus advient. Ce qu’il dit, il le fait. Autorité naissant en son intimité, priant et méditant auprès du Père. L’autorité de sa Parole se manifeste par l’autorité de ses
actes.
Ainsi, l’esprit impur qui tourmente ce pauvre homme dans la synagogue n’est pas dupe : il reconnaît Jésus de Nazareth, et qu’il est le Saint de Dieu. Et face à Jésus, cet esprit impur a tout à craindre.
Et nous, Frères et Sœurs, en ces temps que d’aucuns disent si troublés, qui
sont-ils ces esprits impurs qui nous tourmentent et nous font crier ? Quelles sontelles, ces obsessions et ces peurs ? Peurs souvent légitimes : peur de manquer, peur de tomber malade, ou de ne pas être reconnus, ou d’être abandonnés. Obsession de réussir, de gagner de l’argent et de l’influence, de séduire et de posséder. Peurs et obsessions qui, mises en présence de l’autorité du Seigneur, tournent aussitôt en convulsions.
Seule une disposition de la grâce nous sort d’une telle aliénation. Grâce reçue du cœur aimant du Seigneur.
Au début, à la synagogue, ils étaient frappés par l’enseignement de Jésus. A
présent, ils sont frappés de frayeur car l’esprit impur obéit, faisant ce que Jésus lui commande. Aussitôt, au matin du sabbat, Jésus était entré à la synagogue, priant et enseignant, avant de guérir et de libérer. Aussitôt, quand il en sort, sa renommée et son rayonnement se diffusent partout, dans toute la Galilée.


La journée inaugurale de Jésus à Capharnaüm donne un exemple à suivre, à nous, chrétiens de ce temps, disciples du Christ d’un aujourd’hui tourmenté.

Que la méditation de la Parole et la prière nous guérissent et nous libèrent de tout esprit mauvais. Qu’elles nous affranchissent des chaînes qui nous entravent. Les nôtres comme celles de nos compagnons de route, eux aussi en attente de salut. Un salut que Jésus de Nazareth, le Saint de Dieu, a la grâce de donner à qui veut l’accueillir, nous donnant part à son autorité divine par l’Esprit Saint, pour répandre partout cette grâce qui sauve, en cette Galilée où nous vivons.


Amen.

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