Home 2021 juillet 04 Messe d’action de grâce pour le ministère du Père Marc à Charenton.

Messe d’action de grâce pour le ministère du Père Marc à Charenton.

Messe d’action de grâce pour le ministère du Père Marc à Charenton.

Samedi 3 juillet à 18h30 en l’église St-Pierre avait lieu une messe d’action de grâce pour le ministère à Charenton du Père Marc.

Cette messe, à laquelle de nombreux paroissiens ont participé, a été l’occasion de remercier le Père Marc et de lui dire au revoir. Lors de cette cérémonie lui a été remise la cagnotte que nous avons rassemblée. Elle lui servira à réaliser un pèlerinage. Un album photo souvenir lui a également a été offert. Ce moment s’est prolongé par un verre de l’amitié sur le parvis de l’église.

Retrouvez l’homélie prononcée par le Père Marc à cette occasion.

Chers Frères et Sœurs,

Jésus se rendit dans son lieu d’origine, sa patrie, dit l’Évangile ce dimanche. S’il s’y rend, c’est donc qu’il l’avait quitté. Jésus était parti de chez lui comme ont fait avant lui de grands prophètes : Abraham qui laissa son pays, sa parenté et la maison de son père (Gn 12,1). Moïse aussi (Ex 3,3) et bien d’autres. Jésus donc, ayant quitté sa patrie, y revient avec ses disciples.

Que s’est-il passé entre le moment où Jésus est parti et aujourd’hui, quand il revient ? Jésus a d’abord rencontré Jean qui l’a baptisé. Puis il fut tenté par Satan au désert. Ayant ainsi préparé son ministère, il commença à annoncer la venue du règne de Dieu, que les temps étaient accomplis, et qu’il s’agissait maintenant de se convertir et de croire à l’Évangile. Jésus ne s’est pas contenté de paroles. Il a suscité la vocation des premiers disciples qui laissèrent leurs filets pour le suivre. Il a enseigné à la synagogue de Capharnaüm, où il a opéré miracles et guérisons.

Plus stupéfiant, Jésus remet les péchés. Il mange avec les pécheurs. Il n’impose plus de jeûner et se dit maître du sabbat, accomplissant des miracles et des guérisons même ce jour-là.

On le voit, en agissant ainsi, le Jésus qui revient à Nazareth n’est plus celui qu’avaient connu les gens de sa maison, de sa parenté ou de son pays. Pour eux, Jésus était resté le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, José, Jude et Simon ; il avait aussi des sœurs.

Frères et Sœurs, observons la voie que trace ici le Seigneur pour nous inspirer utilement. Nous aussi, nous avons été baptisés, comme le seront aujourd’hui Émilien et Armand. Avec ce baptême, et en vivant de la grâce qu’il nous donne, nous vivrons nous aussi ce que Jésus a vécu : quitter notre pays, nous détourner de nos habitudes et suivre la voie du Seigneur, le suivre comme ce que nous avons à faire de plus pressant et de plus urgent. Une sainte qui quitta, elle aussi, son pays d’origine, le village de Domrémy, a exprimé cela. Jeanne disait : Dieu premier servi.

Y aurait-il chemin plus sûr pour gagner la joie que rien ni quiconque ne nous donnera jamais ? Y a-t-il dans notre vie, occupation, loisir ou métier qui nous donne une joie plus insondable que celle de notre foi ? Y a-t-il plus grande joie, sinon celle de quitter son pays, se quitter soi-même pour accueillir la grâce du baptême ? Quitter l’orgueil pour l’humilité ? La colère pour l’insubmersible paix ? L’avarice pour la générosité ? Ce qui suscite l’envie pour laisser place à la bienveillance ? Voilà le vieux pays que nous quitterons pour, avec la grâce du baptême, gagner la vraie patrie, celle du Seigneur. Comment espèrerions-nous alors plus grande joie ?

Comme les auditeurs de Jésus, resterons-nous confinés dans notre Nazareth ? Ou donnerons-nous foi à la Parole du Seigneur ? Aurons-nous assez la foi pour accueillir les guérisons et les miracles que le Seigneur nous destine ?

Nous trouvons toujours des raisons légitimes de rester dans notre pays, de nous occuper de la Parole de Dieu mais plus tard : obligations professionnelles ou familiales, nécessité de nous reposer, de prendre des vacances, de prévoir des loisirs. Cela est légitime, mais si cela passe avant notre foi, alors notre joie deviendra fragile ; et les miracles impossibles.

Avant d’être prêtre et de vivre mon ministère parmi vous, j’avais moi aussi un métier, des loisirs, le goût des séjours au loin. Mais le Seigneur m’attendait et m’a appelé au service de son Eglise. Vous êtes témoins de la joie que j’en ai reçue. Ces années avec vous, à Charenton, m’ont révélé que rien ne rendait plus heureux, sinon de voir la grâce ennoblir le cœur des fidèles. Vous m’avez permis d’être témoin de cela. Je vous en suis infiniment reconnaissant. J’émets encore un souhait, et même une prière :

Nous tous, ne laissons pas le Seigneur s’étonner de notre manque de foi. Ne l’empêchons pas d’accomplir pour nous et en nous, guérisons et miracles.

Il nous enseigne.

Écoutons-le.

Amen.

Remerciements adressés par le Père Marc.

Chers Amis,

Il est impossible de conclure notre action de grâce sans adresser de grand cœur ma gratitude à ceux qui ont contribué à rendre heureuses ces années à Saint-Pierre.

Je remercie d’abord mes frères prêtres. Je pense au père Didier, loin de nous ce soir par les kilomètres, mais si proche dans le cœur. Je pense au père Jérôme, notre curé doyen. Ils m’ont tous deux accueilli avec une générosité de cœur jamais prise en défaut. Je mesure la difficulté que pouvait représenter l’accueil d’un frère en formation sensiblement plus âgé qu’eux. Toujours, ils se sont montrés très fraternels. À toi qui es parmi nous ce soir, cher Jérôme, je dis vraiment merci du fond du cœur. Tu es pour moi un modèle dans la vie presbytérale. Je n’oublie pas les pères Philippe et Joachim, eux aussi d’une fraternité toujours très attentionnée.

Je remercie notre diacre Benjamin, et son épouse Brigitte.

Comment pourrais-je oublier celle qui, par un travail discret et efficace, permet à la paroisse de fonctionner chaque jour avec fluidité : je pense à toi, chère Sophie, grand merci pour ta gentillesse et ta disponibilité. Merci aussi à Mina, pour la bonne tenue de notre maison ; sans oublier Annette, qui nous a trop tôt quittés.

La paroisse, c’est surtout vous tous, paroissiens. Il m’est impossible de tous vous citer sans prolonger indécemment mon propos. Je remercie simplement en votre nom, Ghislaine, vice-présidente de notre Equipe d’Animation Paroissiale, pour son dévouement sans faille. Merci à vous tous, paroissiens, ceux du premier rang comme ceux de derrière les piliers.

J’adresse enfin un merci très particulier à la ville de Charenton, et à Hervé Gicquel, son maire, toujours à l’écoute et bienveillant, une vraie grâce pour tous.

Vincennes n’est pas loin. Nos chemins se croiseront et nous aurons encore beaucoup de joie à partager.

Merci à tous.

Quelques photos de la cérémonie

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